L’UDC et les suites du 9 février: vous avez dit responsables?

Photo_GCC’est absolument invraisemblable de voir comme l’UDC vaudoise ne sait pas que faire des conséquences du vote du 9 février, qui frappent de plein fouet la jeune génération – étudiants et apprentis – et la recherche, fleuron suisse par excellence (Petit écho de la séance du Grand Conseil de ce jour, mardi 4 mars 2014).

Au vote sur une excellente résolution parlementaire de mon collègue Nicolas Rochat Fernandez au Grand Conseil aujourd’hui concernant Erasmus et Horizon 2020, le groupe UDC s’est abstenu. L’UDC n’assume plus rien; elle ne sait que rejeter la responsabilité de ses actes sur d’autres, comme un conjoint aigri dans un divorce qui tourne mal le fait avec son ex-conjoint. C’est la négation même de la responsabilité politique. Et c’est surtout en flagrante contradiction avec la tradition agrarienne de l’UDC vaudoise, qui se faisait toujours un point d’honneur à faire avancer le fameux consensus à la vaudoise. L’UDC agrarienne vaudoise est morte, vive l’UDC vaudoise blochérisée.

J’accepte sans autres le verdict du peuple et n’en veux pas une seule seconde aux personnes qui ont fait part d’inquiétudes légitimes dans l’urne; je demeure également critique face à certaines réactions de l’UE. Mais j’en veux infiniment à ceux qui ont instrumentalisé ces inquiétudes pour leur propre gloriole électorale, en semant une zizanie presque sans précédents dans le pays, et qui refusent d’assumer les conséquences graves de leurs actes. A ce propos, le Conseil fédéral n’est vraiment pas très habile d’avoir refusé à l’UDC suisse sa participation au groupe d’experts post-9 février. L’UDC aura une occasion de plus de jouer les caliméros.

Pour soutenir les efforts en faveur de la préservation d’Erasmums et de Horizon 2020 pour les Suisses, cliquer ici.

Photo: Jean Tschopp

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Une réflexion au sujet de « L’UDC et les suites du 9 février: vous avez dit responsables? »

  1. Je trouve que vous en demandez trop aux petits députés UDC du grand conseil vaudois. A leur niveau ils n’ont aucune solution à apporter. C’est un problème qui intéresse les autorités fédérales, ainsi que les autorités universitaires elles mêmes: UNIL, EPFL, etc. Pas eux. Et même, à la limite, pas vous. Vous commencerez à avoir une influence dans ces questions quand vous serez conseiller national, ce qui ne saurait tarder. Mais pour le moment nous n’êtes pas encore à ce niveau de responsabilités.

    De toutes façon, ça commence à nous énerver ces pleurnicheries sur les pauvres étudiants qui vont pâtir des conséquences du vote du 9 février. En réalité les mesures de rétorsions de l’UE sont mesquines. Elles montrent la vraie nature de cet organisme illégitime. Des petits mannekenpis, voilà ce qu’ils sont ces gens.

    Le souverain suisse a fait un choix pour préserver sa souveraineté. Si nous devons pour cela subir des pressions des bureaucrates criseux de Bruxelles, si c’est le prix à payer, nous le payerons. Il y a des gens en Ukraine qui sont prêts à accepter un prix plus lourd pour la liberté. Nous n’avons pas à nous plaindre.

    Vous feriez mieux de dénoncer l’attitude mesquine et revancharde des mannekenpis de Bruxelles, au lieu de vous en prendre à vos modestes collègues locaux qui n’en peuvent mais.

    Et de toute façon, tout ça n’est pas si grave. Les universités suisses sont parmi les meilleures du monde, et d’Europe. Alors il y aura toujours des possibilités d’échanges d’étudiants et de chercheurs. Même si cela doit passer par d’autres canaux qu’Erasmus.

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